Le problème posé ici est grave, voir inquiétant : le refus de quitter le pouvoir par crainte sérieuse de mauvaise gouvernance. Ce reproche est fait au pouvoir actuel par les cadres et les militants de l’opposition politique ivoirienne, notamment le PPACI et le FPI.
En réalité, la gouvernance RHDP est bonne et rassurante.
1 . Des accusations graves contre le pouvoir RHDP
Les accusations proférées sont graves :
. pillages économiques, vols et détournements de deniers publics,
. société écran pour piller, enrichissements illicites,
. blanchiments d’argent sale, diverses corruptions,
. violences politiques et sociales,
. exactions passibles de condamnation pénale ici et au niveau du TPI, etc.
Ces faits sont d’une extrême gravité et font vraiment peur.
2 . Pouvoir et rendre compte
Rendre compte est un passage obligatoire pour tout pouvoir et toutes les personnes qui ont gouverné et dirigé. Il faut rendre compte et le tribunal attend de jouer son rôle, tôt ou tard.
Laurent Gbagbo le dit clairement : “moi, je n’ai pas volé l’argent des Ivoiriens et les voleurs rendront compte”. Et ceci est également vrai pour le parti au pouvoir et ses cadres, le RHDP.
3 . La mauvaise gouvernance du régime FPI au pouvoir sous M. Laurent Gbagbo largement documentée
C’est bien d’accuser les autres de détournements de deniers publics, en prenant soin d’ignorer ses propres turpitudes.
Les faits liés à la mauvaise gouvernance de l’ancien régime sont les suivants :
. détournements massifs de deniers publics ; pillage économique avec des centaines de milliardaires (avec des comptes bancaires gelés et ceci est documenté) ;
. tribalisme et népotisme ; mesures oppressives contre les étrangers et les groupes ethniques du nord ;
. gouvernance accusatrice contre les ressortissants du nord ivoirien de nature à créer un sentiment de peur ; délits de faciès ;
. développement économique et social mitigé ;
. mise en oeuvre d’une comptabilité publique hasardeuse et sans pièces justificatives (documentation existante) ;
. crimes de guerre documentés ; atrocités et tueries ; enlèvements de cadres et tueries (documentation existante), etc.
Voilà votre mauvaise gouvernance, qui inquiète les Ivoiriens et la communauté internationale.
4 . CPI et libération de M. Laurent Gbagbo
Les raisons qui justifient la libération de M. Laurent Gbagbo sont les suivantes et documentées. En réalité, elles honorent cet acteur de la politique ivoirienne.
Ce sont :
. l’absence avérée de détournement de fonds publics (extraordinaire pour un président africain) ;
. la non-implication directe dans les tueries en Côte d’Ivoire, en tant que donneur d’ordre direct (toutefois, la CPI dénombre au minimum 3 000 tueries en Côte d’Ivoire, imputées à divers acteurs politiques et militaires et les coupables sont toujours recherchés) ;
. la volonté de participer à la réconciliation nationale en Côte d’Ivoire en tant qu’acteur important.
5 . Éviter de diriger la Côte d’Ivoire encore vers la mauvaise gouvernance
L’inquiétude savamment distillée par les partisans du PPACI oublie volontairement les réalités protectrices du pouvoir bienveillant. C’est le refus de quitter le pouvoir s’il est établi que le pays puisse renouer avec la mauvaise gouvernance. C’est ici un devoir de responsabilité.
On se souvient tous ici que c’est la mauvaise gouvernance du pouvoir FPI (aujourd’hui dissimulé sous les couleurs du PPACI) qui a provoqué la guerre et les pires atrocités en Côte d’Ivoire. Un point sans complaisance est fait ci-dessus pour éclairer et surtout rappeler. Le développement économique et social du pays s’est totalement arrêté, avec tout au plus de petits projets sans réelle envergure pour un pays qui aspire au développement.
6 . La Côte d’Ivoire aujourd’hui : un pays lourd dans la CEDEAO (UA)
Aujourd’hui, à mars 2025, le pays s’est radicalement transformé et affiche une population de 42 millions d’habitants (population identique à celle du Canada).
La Côte d’Ivoire, au plan économique, est relativement devenue un pays lourd, avec un budget annuel de près de 14 000 milliards fcfa et un PIB qui avoisine 83 milliards de dollars Us.
C’est important en Afrique et ceci explique un endettement annuel vu comme marginal de quelques milliards de dollars.
Et au niveau du processus de développement, des chantiers existent partout, dans notre pays. Les Ivoiriens restent confiants, concernant l’avenir de leur pays.
7 . La peur du RHDP : c’est le retour de la mauvaise gouvernance et des atrocités
Au RHDP, ce qui fait donc peur, c’est de perdre encore le développement du pays, au profit de la mauvaise gouvernance. Car les mêmes causes (et les mêmes hommes) produisent les mêmes effets. Et les Ivoiriens ne veulent plus de guerre et d’atrocités dans leur pays. Ce n’est donc pas la peur de rendre compte devant la justice qui effraie le RHDP.
8 . Une Institution pour traquer les voleurs
Le pouvoir RHDP a créé une institution (Haute Autorité chargée de la bonne Gouvernance) pour poursuivre les voleurs et les emprisonner. Des centaines de cadres voleurs sont aujourd’hui devant la justice et ceci est encore documenté. Et c’est juste un début.
Ce qui fait donc peur, c’est la mauvaise gouvernance passible de guerre civile, ENCORE.
Simple opinion et vos opinions sont fraternellement attendues.
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Crédit : RHDP
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