Ce vendredi 14 février 2025 dédié à la fête de l’Amour (fête des amoureux), me donne l’occasion de souhaiter une bonne fête de la Saint Valentin à toutes et à tous. Encore bonne fête.
L’évocation du nom Valentin me fait penser également à l’ex-président de la Sierra Leone, le président Valentine Strasser, qui demeure l’un des plus jeunes présidents du monde, à 25 ans d’âge.
Et pourquoi tous ces rappels historiques et quel lien avec le président Houphouët-Boigny de Côte d’Ivoire ? Ce qui va suivre est extrêmement important. Lisons entre les lignes.
J’ai étudié le Droit, option Relations internationales (Diplomatie et études politiques et économiques étrangères), avec un Master et un thème de mémoire, à l’université de Lomé au Togo. Le thème de mémoire choisi est le suivant : “Le Dialogue ou la conception ivoirienne du règlement pacifique des conflits”.
En Côte d’Ivoire et au concours de l’ENA-Ecole Nationale d’Administration, j’ai été le major au concours cycle supérieur, option Administration publique. Ce qui est confidentiel est que j’ai reçu des félicitations de l’ENA car au concours, j’ai obtenu à l’écrit et à l’oral les meilleures notes depuis l’existence de cette école (créée par mon homonyme Abbey Ernest Boka, proche compagnon du président Houphouët-Boigny).
À l’oral et face au grand jury, mon sujet porte sur “la politique nationale et étrangère de la Côte d’Ivoire”. Je suis ici clairement dans mes études et donc imbattable. A l’ENA et en début de carrière dans l’Administration ivoirienne et au Trésor public (et comme tout bon Abbey), j’ai joué des rôles inattendus, qui ont profondément médusé les hauts responsables du PDCI-RDA. Incroyable.
Je rappelle que dans le cadre de mon mémoire, j’ai rencontré quelques hauts cadres du pays (cadres politiques, administratifs, militaires, des cadres importants du PDCI-RDA). Je cite notamment l’ancien ministre des affaires étrangères, feu Arsène Assouan Usher, récemment décédé en 2007, avec qui j’ai beaucoup travaillé pour maîtriser la politique nationale et internationale du président Houphouët-Boigny.
J’ai effectué des études diverses, publiées par le journal Fraternité Matin, avec Alfred Dan Moussa (et divers autres journaux : le Nouveau Réveil, le Patriote et le Démocrate). Je continue d’ailleurs mes publications sur ma page Facebook et au niveau de mon site internet paixetdevelopement.
Une de ces études restent politiquement très gênante. Vers la fin de règne du président Houphouët-Boigny, j’ai décidé de mener une étude qui s’interroge sur le rôle possible de l’armée en cas de troubles de fin de pouvoir. A ce sujet, j’ai rencontré notamment des militaires, dont un officier Commandant (son nom reste confidentiel). Nous avons beaucoup échangé et je note que pour lui, il serait difficile que l’armée ivoirienne, totalement sous-équipée et non politisée, joue un rôle politique important.
Sauf que vu le thème (rôle et place de l’armée ivoirienne en cas de troubles liés à l’après Houphouët-Boigny), il m’a conseillé de rencontrer des proches du président Houphouët-Boigny et des militaires (armés) de l’état-major. Le général Guei Robert est le Chef de l’état-major ivoirien.
Concernant les proches du président Houphouët-Boigny, j’ai rencontré des hauts responsables de la présidence de la République. Et voilà ce que je retiens : c’est le président de l’Assemblée nationale, Henri Konan Bédié qui est l’option choisie par Houphouët-Boigny.
A son actif, il faut noter la totale connaissance de la vie politique ivoirienne, sa relative richesse et le financement de la campagne électorale de divers députés. Mais à sa décharge, sa relative irresponsabilité (qui peut entraîner possiblement un coup d’Etat). Mais pour ce qui est des militaires de l’état-major, j’ai choisi d’arrêter là mon étude. Pourquoi ?
Lorsque j’ai rencontré l’officier militaire et commandant, il m’a demandé quelques jours pour faire des consultations concernant le rôle possible de l’armée si l’après Houphouët-Boigny donne lieu à des troubles graves. Et lorsque quelques jours après, je suis venu à son rendez-vous (craignant d’ailleurs mon arrestation), il m’a dit ceci.
J’ai fait effectivement des consultations à un haut niveau. Si vous êtes toujours intéressé par le rôle politique de l’armée après votre mentor Houphouët-Boigny, il faut rencontrer les militaires de l’état-major qui sont armés et qui peuvent vous aider de façon opérationnelle. Sans commentaires.
Je rappelle qu’en Sierra Leone, le président Valentine Strasser a juste 25 ans et moi 27 ans. Sauf que j’ai décidé d’arrêter ces types d’études et je me suis consacré à ma carrière de fonctionnaire, avec des règlements de compte inadmissibles de quelques cadres instrumentalisés du nouveau pouvoir ivoirien. D’ailleurs, j’ai reçu le contact téléphonique, par l’intermédiaire d’un Assistant technique français, de l’ancien premier ministre (M. Alassane Ouattara) pour me plaindre directement en cas de provocations graves.
Les conclusions de ma dernière étude sur le rôle et la place possible de l’armée en cas de crises graves m’ont permis d’esquisser des perspectives, qui sont totalement troublantes.
Ces grandes perspectives sont :
. succession constitutionnelle normale : ici, le premier choix du président Houphouët-Boigny est le président Bédié, héritier issu de la constitution en vigueur ;
. succession constitutionnelle avec une réforme constitutionnelle : ici le choix du président Houphouët-Boigny porte sur son premier ministre Alassane Ouattara ;
. succession constitutionnelle : avec l’élection d’un président issu de l’opposition politique ivoirienne, M. Laurent Gbagbo en l’occurrence ;
. succession non constitutionnelle et militaire pour éviter des troubles : ici c’est le Chef d’état-major, le général Guéi Robert.
Ce qui m’étonne, c’est que la Côte d’Ivoire a été dirigée effectivement par ces hommes nommés très clairement. C’est tout de même incroyable.
Enfin, le présent témoignage est dédié :
. au président Houphouët-Boigny, mon mentor politique,
. au président de la Sierra Leone, Valentine Strasser, qui reste le plus jeune Chef d’Etat africain,
. au ministre Arsène Assouan Usher, qui m’a mis au plus haut niveau au PDCI-RDA (avec Houphouët-Boigny, je devais être ministre à 30 ans).
Aujourd’hui, je continue mes publications et mes études pour aider à diffuser les idées du président Houphouët-Boigny. Cet engagement passionnant s’exprime également dans mon militantisme dans le cadre du parti politique spécialement créé pour promouvoir ses idées, le RHDP.
(Mon opinion maintenant :
. l’entrée de l’Armée ivoirienne dans la succession politique post-houphouëtiste a été actée grâce à mon étude (non publiée cette fois-ci). Avant mon étude, cette option stratégique n’a pas été envisagée. J’ai pu démontrer que les Forces armées ivoiriennes peuvent représenter une solution de stabilité et être vues comme une solution politique ultime, en cas de troubles graves.
C’est d’ailleurs pour cette raison que M. Bédié a accepté le coup d’Etat en exigeant qu’on ne tire sur aucun soldat ivoirien ;
. mon projet de société, bien qu’étant jeune fonctionnaire, a été examiné. En gros, c’est le modèle fédéral nigérian basé sur une fédération de 6 ou 7 États, avec 2 villes internationales (Abidjan, ville internationale économique et Yamoussoukro, capitale politique et diplomatique et ville internationale).
La viabilité économique, politique et sociale des États internes, est une donnée importante. Chaque Etat aura une capitale, ville internationale. Quelques hauts responsables politiques et militaires m’ont dit que mon projet est anglo-saxon, mais il tient la route ;
. le Chef de la diplomatie ivoirienne, son excellence Arsène Assouan Usher, est resté impressionné qu’un étudiant sache presque tout sur la politique nationale et internationale du “Vieux”. Les détails non diffusés des initiatives diplomatiques ivoiriennes m’ont été expliquées. En gros, j’ai fait un bon travail, qui devrait servir comme une thèse de doctorat plus tard.)
Images et illustrations : www.google.com et www.facebook.com et autres réseaux sociaux. Texte NDJA Boka/ ndjaboka@gmail.com /Texte paixetdevelopement et base de données Internet paixetdevelopement. Étude prospective et témoignage. Crédit RHDP.
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